Adhérence : des 2 roues aux 4 roues motrices, une longue histoire (partie 1)

Adherence : des 2 roues aux 4 roues motrices

La mécanisation agricole est des plus passionnantes. L’adhérence optimale du tracteur, qui est fondamentale pour exploiter celui-ci au mieux fait partie de ces sujets. Le passage du cheval à la traction mécanique a rarement été accompagné de la formation nécessaire pour obtenir cette adhérence maximale.

Lorsque la mécanisation arrive dans les fermes, les agriculteurs sont très attachés à leurs chevaux. Les constructeurs de machines, bien qu’affichant une bonne ouverture d’esprit sont souvent incapables d’expliquer pourquoi il faut atteler un matériel plus ou moins haut, plus ou moins loin à l’arrière. Il en va directement de la capacité de traction du tracteur. C’est ainsi que Ford déplora de nombreux accidents avec ses premiers Fordson qui se cabraient jusqu’à se retourner, tout simplement du fait d’une adhérence exceptionnelle et faute de réaction adéquate et immédiate du chauffeur en cas de début de cabrage. Le Fordson avait également la particularité d’avoir un pont arrière avec couronne et vis sans fin, que l’on appelle entraînement irréversible. Cela signifie que la vis peut entraîner la couronne, mais la couronne ne peut pas entraîner la vis, si bien que lorsque le tracteur se cabrait, même en débrayant, le nez ne redescendait pas. Le chauffeur paniquait irrémédiablement. En clair il n’y a pas de roue libre avec ce type d’entraînement, c’est une question de coefficient de frottement dans la denture. L’équilibre de traction du tracteur est très subtil et Ferguson l’a largement compris et démontré. Mais c’est une exception… Retrouvez l’intégralité de cet article dans le numéro 54 de Génération Tracteur.

Il n'y a pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire